12 nov. 2016

Et Leonard Cohen aussi !



On m'aurait demandé d'attribuer le prix Nobel de littérature à un chanteur, j'aurais sûrement choisi entre Bob Dylan et Leonard Cohen. N'en faisons pas des tonnes, mais pour Cohen, on peut dire que c'est tôt, quelque soit son âge.
Par le tableau de libéllés ci-contre on peut écouter sept chansons de Cohen. La dernière est The Darkness ©2012 (clic) : à l'entendre, on touche du doigt l'aboutissement d'un travail inlassable en comparaison de la chanson mise en ligne ici aujourd'hui (1969).

On va donc passer d'abord la nécrosong d'usage et ce sera la première chanson que j'entendis de lui : Like a bird. L'enregistrement date aussi de cette époque, héroïque et rayée à plus d'un titre. Un site web très complet lui est dédié en français vers lequel nous vous dirigeons en cliquant ici ; j'insiste.
RIP Leonard !

Planons avec lui, les yeux fermés comme lui maintenant !


Leonard Cohen est parti rejoindre Marianne Ihlen, sa muse qu'il immortalisa (si l'on peut dire) dans So Long Marianne et qui est morte le 28 juillet dernier, précipitant, dit-on, la fin du crooner déprimé, à preuve ses derniers entretiens d'humeur très sombre. Le So long clôturera cette eulogie, mais dans une version inhabituelle (c'est l'occasion):




Leonard, Marianne et son fils, il y a longtemps

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4 oct. 2016

Crapulards zé connardes


Pinarque Ier
Les nouvelles du front sont riches. La Connerie cherche partout ses bottes de fer pour nous mater puisqu'il semblerait que le peuple des veaux ne soit plus aussi d'accord qu'avant sur la manière dont il est gouverné. Quelque soit le bord observé, l'homme de simple bon sens ressort atterré de ce qu'il voit. Le plus beau pays du monde se suicide lentement au gouvernement des cuistres et autres énarques. Plombé depuis 1974 par des budgets en déficit (Jacques Chirac, premier ministre), le pays y a ajouté en 1979 celui des caisses sociales destiné à acheter des voix, puis en 2004 celui du commerce extérieur comme résultante logique de la gabegie généralisée. Travailler moins longtemps et plus cher que nos voisins et autres concurrents, sans politique européenne guidée, ne pouvait qu'amorcer notre déclin. Nous dégringolons dans tous les classements.

Après cinq ans de pédalo et de scooter, on pouvait attendre une reprise en main sérieuse du pays pour le remettre sur les rails de la guerre économique... Pas du tout ! Les héros sont fatigués, déjà, et de chaque côté on va s'accommoder de l'infraction européenne en faisant la nique à Bruxelles et à son commissaire Moscovici qui ne sait plus où se mettre. Les critères de Maastricht, c'est pour les cons, les petits, les sans-grades, nous, la France, si nous tombons gravement malade c'est toute l'Europe qui y passe ! Donc, QUELQUE SOIT L'ELU DE MAI 2017, dette et déficits continueront, du moins tant que les taux de réemprunt resteront nuls ou très bas. Sinon... on verra ! on ne verra rien, sauf de nouvelles explications et la désignation de nouveaux coupables, si possible extérieurs ! L'extrême-gauche et l'extrême-droite ont déjà gagné - c'est le même programme économique populaire : on vendra la vigne après le vin s'il manque des sous pour le beurre.

Avant la vénézuélisation, une Saint-Barthélémy de la classe politique s'impose pour que ne meure pas ce magnifique pays. Ressaisissons-nous, bannissons-les, cassons les contraintes, formons des équipes de reconquête de nos positions industrielles et commerciales sur la base de ce que nous avons encore de meilleur : nos jeunes diplômés et l'épargne des ménages.

Sur ce nous finirons notre ire en musique avec les oies sauvages du Québec :



♪ Les Oies sauvages ♪
Elles arrivent au printemps
sur les ailes du vent
par les routes de l'air

Drôle de géométrie
c'est un fil qui les lie
dans leur vol angulaire

Toutes unies à la chaîne
derrière l'oie capitaine
qui connaît le chemin

Le nid originel
la toundra, les appelle
et guide leur instinct

Tour à tour elles prendront
la tête du peloton
le temps d'une gouvernance

Jusqu'au bout de leurs forces
elles bomberont le torse
pour que le groupe avance

Une fois épuisée
la place sera cédée
a un autre plus fort

Et le chef volatile,
prend la queue de la file
fier de tous ses efforts

À chaque nouveau passage
des volées d'oies sauvages
j'entend comme un appel

Une voix qui me répète
que malgré les défaites
on a encore nos ailes

Quelle belle leçon
que ces oiseaux nous font
obstinés et fidèles

Faudra qu'on se console
et qu'ensemble on s'envole
dans les draps bleus du ciel
(©MesAïeux)

 

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